Par Alexandre Doré, B. Sc. Kinésiologie
Pendant des années, nous avons souvent associé certains exercices et principes d’entraînement à des « bodybuilders » ou plus communément appelés, des « gros bras ». Cependant, l’expérience et certains de ces principes ont changé les tendances des entraîneurs et les ont aidé à sortir de leurs sentiers afin de faire bénéficier leur clientèle des avantages à exploiter d’autres types d’entraînement.
L’haltérophilie est une de ces méthodes d’entraînement qui peut parfois faire peur à certaines personnes un peu moins averties. Aujourd’hui, après maintes études et expériences, il a été prouvé que tous et chacun pouvaient tirer profit de renforcement musculaire, d’amélioration de la posture, de dynamisme et de puissance par l’application d’exercices d’haltérophilie. Tout ceci étant dû à une meilleure sollicitation intramusculaire (les fibres musculaires à l’intérieur d’un même muscle) et intermusculaire (entre plusieurs muscles). Bref, tous les athlètes pratiquant un sport de puissance auraient avantage à utiliser cette méthode d’entraînement.
En médecine, il existe un principe appelé « la loi de Wolf » qui explique que la densité osseuse est directement influencée par les contraintes et les forces appliquées sur les structures osseuses. Ce qui veut dire que plus on applique souvent et progressivement une force sur les os, par exemple avec une charge ou le poids corporel, plus la densité de ceux-ci augmentent. Ce phénomène diminue par conséquent les risques de fractures et d’ostéoporose. De ce fait, l’haltérophilie est un autre moyen de produire une force musculaire aidant à renforcir les os. Cependant, malgré tout, les gens ont encore une peur associée à la pratique de ces mouvements croyant qu’ils peuvent se blesser au dos, par exemple. Bien que ces mouvements puissent être très impressionnants, les meilleures façons de se blesser au dos demeurent l’inactivité, le manque de flexibilité et bien sûr, une mauvaise technique lors de l’exécution.
Afin de diminuer les risques de blessures associées à une mauvaise technique, il est évidemment recommandé de se faire enseigner la bonne technique par un entraîneur. N’hésitez pas à poser des questions, c’est votre santé qui est en jeu.
En terminant, il est important de mentionner que pendant des années il été dit, injustement, que la pratique de l’haltérophilie pouvait réduire la croissance, si pratiquée en bas âge. Heureusement, il est tout à fait faux de le croire. Il est peut-être vrai que la plupart des athlètes qui pratiquent l’haltérophilie soient de petites tailles mais dans les faits, ce n’est qu’une question de sélection naturelle. En effet, il est beaucoup plus facile et plus rapide de lever une barre de 100 kg au-dessus d’une personne de 1,70 mètre qu’au-dessus d’une autre de 2 mètres. Bref, il n’y a pas d’influence sur la croissance associée à ce sport. Les plus grands facteurs qui peuvent influencer la croissance sont encore à ce jour l’inactivité et une mauvaise nutrition.